L'essentiel à retenir : la vérification d'email de GoHighLevel contrôle chaque adresse avant le premier envoi (syntaxe, domaine, existence de la boîte) et bloque les adresses invalides. Avec LC Email, elle coûte 2,50 $ les 1 000 vérifications, sur tous les plans. Tu l'actives par sous-compte, tu peux la relancer tous les 90 jours et l'utiliser comme action dans un workflow. Elle limite les bounces, mais ne garantit pas la boîte de réception.

Tu importes une liste de 5 000 contacts, tu lances ta première campagne, et le lendemain le taux de rebond explose. Le domaine d'envoi encaisse le coup, et les campagnes suivantes glissent vers les spams. C'est exactement le scénario que la vérification d'email sert à éviter. Voici comment elle fonctionne dans HighLevel, ce qu'elle coûte vraiment et où elle s'arrête, d'après la documentation officielle consultée en octobre 2026 (fiches mises à jour entre mai et juillet 2026).

Vérifier une adresse email : ce que fait HighLevel

La vérification d'email est un contrôle qui tourne en arrière-plan, sans action manuelle. Selon la fiche officielle « How to Enable and Rebill LC Email Verification », elle enchaîne trois contrôles techniques :

  1. La syntaxe : l'adresse a-t-elle un format valide ([email protected]) ? Un @ oublié ou un caractère interdit est repéré ici.
  2. Le domaine : le domaine possède-t-il des enregistrements MX actifs, autrement dit est-il configuré pour recevoir du courrier ?
  3. La boîte : le serveur de messagerie est interrogé pour savoir si la boîte existe, sans envoyer de message.

La FAQ de la même fiche ajoute que l'adresse est aussi comparée à une liste d'adresses connues comme « mauvaises » chez Mailgun, et que les adresses à risque ou génériques (info@, admin@) sont signalées. Le service n'est disponible qu'avec deux fournisseurs d'envoi : LC Email (l'emailing natif de HighLevel) et Mailgun. Si ton sous-compte envoie via un autre SMTP, il ne s'applique pas.

Quand la vérification se déclenche

Avec LC Email, une fois activée, elle vérifie chaque adresse avant le premier email envoyé à ce contact, si ce n'est pas déjà fait. Une adresse vérifiée le reste, sauf si tu actives la re-vérification à 90 jours (voir plus bas). Les emails déjà envoyés ne sont pas concernés. La fiche Mailgun décrit un fonctionnement un peu différent : le contrôle part dès qu'une adresse entre dans le CRM par un formulaire, un sondage, un calendrier ou le chat widget, ou au premier envoi.

Sur la fiche d'un contact (Contacts, puis la section Contact, champ Email), tu lis l'un de ces trois statuts :

StatutCe qu'il signifieConséquence
Not VerifiedL'adresse n'a pas encore été testéeElle le sera avant le prochain envoi
InvalidL'adresse a échoué au contrôleAucun email ne part vers cette adresse
VerifiedL'adresse a passé le contrôleEnvoi autorisé

Depuis cette même fiche, tu peux aussi lancer une vérification à la main sur un contact précis.

Activer la vérification, côté agence ou sous-compte

Côté agence

Dans Settings → Email Services → Location Settings, une colonne Email Verification affiche un interrupteur par sous-compte, plus un interrupteur groupé pour tous les activer d'un coup. Dans les réglages avancés, la case « Automatically enable email verification for new Subaccounts » l'active d'office sur chaque nouveau client. Le filtre de cette page permet aussi de lister les sous-comptes LC Email selon que la vérification est activée ou non, pratique pour un audit rapide.

Côté sous-compte

Un utilisateur du sous-compte peut l'activer seul dans Settings → Business Profile → General, case « Verify Email ». Avec LC Email, HighLevel prévient alors tous les admins actifs de l'agence, ainsi que l'adresse email enregistrée de l'entreprise, par un email intitulé « ATTN: Email Verification Enabled in Sub-Account ». Logique : c'est l'agence qui paie la note.

Elle peut aussi s'allumer sans toi. D'après la FAQ officielle, la vérification est activée automatiquement sur les sous-comptes créés depuis moins de 30 jours dont la liste importée affiche une délivrabilité inférieure à 90 %. Si un client vient d'importer une vieille base, ne sois pas surpris de voir la ligne apparaître dans le wallet.

La re-vérification tous les 90 jours

Une adresse valide en mars peut être abandonnée en septembre. Pour en tenir compte, va dans Sub-Accounts, menu à trois points de la carte du client, Manage Client → Advanced Settings → Advanced Email Settings, et coche « Enable Re-verification for 90 days ». Avec LC Email, une vérification de plus de 90 jours expire alors, et l'adresse est recontrôlée avant l'envoi suivant. La fiche Mailgun, elle, parle d'un recontrôle de toutes les adresses du sous-compte sur un cycle de 90 jours. Chaque re-vérification est facturée comme une vérification initiale : c'est le même contrôle, relancé.

Combien ça coûte (et comment le refacturer)

Avec LC Email, le tarif officiel est de 2,50 $ pour 1 000 vérifications, disponible sur tous les plans et prélevé sur le wallet de l'agence. HighLevel le compare aux 12 $ les 1 000 de Mailgun. Si ton sous-compte passe par ton propre compte Mailgun, la fiche dédiée à Mailgun indique 0,012 $ par email, facturés par Mailgun lui-même. HighLevel renvoie vers la grille de Mailgun pour le tarif à jour : vérifie-la avant de calculer.

Un ordre de grandeur, au tarif LC Email : vérifier 10 000 adresses coûte 25 $ par passage. Sans re-vérification, tu paies ce passage une fois. Avec la re-vérification à 90 jours, une base que tu emailes chaque mois repasse au contrôle à peu près chaque trimestre : ton budget annuel dépend donc du nombre de passages, soit environ 25 $ multipliés par le nombre total de passages facturés dans l'année, contrôle initial compris.

Pour refacturer ce coût à tes clients, tout se passe dans SaaS Configurator → Plan Details → Rebilling, avec des possibilités qui dépendent de ton plan :

Plan agenceRefacturation de la vérification
StarterAucune
UnlimitedMajoration fixe (×1,05)
ProMajoration variable, de ×1,05 à ×10

Chaque vérification apparaît ligne par ligne dans Settings → Billing → Wallet & Transactions → Detailed Transactions, avec un filtre « Email Verification ». Le mécanisme général est détaillé dans notre guide du rebilling GoHighLevel, et les prix des plans dans GoHighLevel : prix et plans.

Utiliser la vérification dans un workflow

La vérification existe aussi comme action de workflow, documentée dans la fiche « Workflow Action – Email Verification » (mise à jour en mai 2026). Elle contrôle l'adresse au moment précis où le contact atteint l'étape, et renvoie trois issues : valide, risquée (peut être délivrable, mais présente des signaux pouvant nuire à ta réputation) ou invalide.

Prérequis : la vérification doit être activée sur le sous-compte, et le contact ne doit pas en être exclu (sinon l'action est simplement sautée). Le montage recommandé :

  1. Dans Automation → Workflows, un déclencheur, par exemple Contact Created.
  2. L'action Email Verification, placée avant tout Send Email.
  3. Une condition If/Else juste après, sur le résultat (la doc cite la condition isEmailVerified = true).
  4. Branche « oui » : la séquence d'emails continue.
  5. Branche « non » : un tag, une tâche pour un commercial, le passage en DnD, ou la sortie du workflow.

C'est la condition placée après l'action qui oriente chaque contact : sans If/Else, tous suivent le même chemin. La doc conseille de traiter les adresses risquées à part, surtout avant un gros envoi. Teste avec deux ou trois contacts et relis l'historique d'exécution avant de publier. Si tu débutes avec l'outil, notre guide des workflows GoHighLevel pose les bases.

Ce que la vérification ne garantit pas

HighLevel est clair sur ce point : une adresse « Verified » a passé les contrôles et semble exister au moment du test, rien de plus. Elle peut quand même rebondir. Les causes citées par la doc :

  • Les domaines catch-all : le serveur accepte toutes les adresses pendant le test, puis rejette les boîtes inconnues après l'envoi. C'est la cause la plus fréquente selon HighLevel : sur un domaine catch-all, le contrôle ne peut pas confirmer de façon fiable que chaque boîte existe.
  • La boîte supprimée après le contrôle.
  • Ta propre réputation : la vérification teste le destinataire, pas ton domaine ni ton IP. Un SPF, DKIM ou DMARC en échec peut faire rejeter le message quand même. Pour ce volet, suis notre guide délivrabilité email : SPF, DKIM et DMARC.
  • Les filtres de contenu et les adresses génériques qui refusent le marketing par politique interne.
  • Les rebonds temporaires : serveur indisponible, boîte pleine.

Elle ne t'apprend pas non plus si tu as le droit d'écrire à ces personnes. En France, la CNIL rappelle que la prospection par email exige le consentement préalable des particuliers, et que les professionnels doivent au minimum être informés et pouvoir s'y opposer. Une adresse valide n'est pas une adresse consentie. HighLevel lui-même déconseille l'achat de listes. Le détail côté agence est dans notre article GoHighLevel et RGPD.

Quand l'activer, concrètement

  • Avant d'emailer une base importée, surtout ancienne ou héritée d'un autre outil. Fais le ménage dès l'import des contacts, puis segmente les adresses invalides avec les Smart Lists et les tags.
  • Sur les formulaires à fort volume, où les fautes de frappe et les adresses jetables s'accumulent : l'action de workflow placée juste après la soumission évite d'envoyer ta séquence de bienvenue dans le vide.
  • Avant une grosse campagne depuis l'Email Builder, sur une liste peu sollicitée depuis des mois.
  • Sur tous les nouveaux sous-comptes clients, via la case d'activation automatique, si tu refactures le coût.

HighLevel recommande surtout de vérifier les listes héritées, inconnues, anciennes ou qui ont beaucoup grossi. Si tu testes HighLevel, active la vérification sur un sous-compte de test, importe un petit échantillon de ta base, puis fais passer ces contacts dans un workflow avec l'action Email Verification (ou lance la vérification depuis leur fiche). Regarde ensuite la proportion d'adresses invalides : tu sauras vite si ta liste a besoin d'un nettoyage. Pourquoi cette étape ? D'après la doc LC Email, le contrôle automatique part avant le premier envoi, pas au moment de l'import.